Ferroviaire : un marché en pleine croissance, la dynamique des grands projets

Le ferroviaire, un secteur porteur pour ALTEN
24/04/2019

Le marché ferroviaire mondial, porté par l’urbain et les systèmes intégrés, continue sa croissance, de l’ordre de 3% avec 185 mds attendus en 2021. Si une bonne part est tirée par le matériel roulant et bien évidemment la signalisation, la surprise est venue des infrastructures : l’urbanisation massive, le besoin d’interopérabilité entre les différents pays européens pour répondre à l’ouverture à la concurrence et l’électrification des lignes ferroviaires pour un transport décarboné engendrent des investissements massifs dans la rénovation et la création de nouvelles infrastructures ferroviaires.

 

Si l’on raisonne par zone géogra­phique, il y a encore beaucoup à faire en Europe de l’Ouest et au Moyen-Orient, marchés hautement technologiques à forte valeur ajou­tée, ce qui devrait être profitable aux entreprises de la zone euro.

En effet, nombre d’investissements en Europe concerneront le trans­port urbain, les infrastructures en Allemagne et la très grande vitesse en Angleterre et en France (TGV du futur). Sans parler de la digitalisa­tion qui concernera tous les modes de transport (urbain et LGV).

 

La modernisation des infrastructures existantes

Les enjeux sont donc multiples, le premier d’entre eux étant de moderniser les infrastructures d’un réseau devant faire face au nombre toujours croissant de voyageurs. De vastes chantiers sont par exemple lancés à New York, en Angleterre et en France, notamment à la suite d’incidents, matériel ou voyageurs. On parle alors de simulation numérique, les outils numériques permettant de modéliser et réaliser des essais via des simulateurs très performants.

On parle également de mise en place de maintenance prédictive dont le principe est d’analyser une multitude de données remontées de capteurs afin de diagnostiquer certaines pannes et de faciliter la fluidité du trafic, ce qui permettra de garantir une sécurité encore meilleure.

On analyse ainsi, notamment grâce au boom des systèmes de mesure sans contact :

  • Les conditions d’utilisation (ouver­ture des portes, charge par es­sieu, température des roulements, vibrations, etc.) ;
  • Les conditions d’usage voyageurs (température voiture, remplissage, utilisation des sièges, entrées/sorties, etc.) ;
  • L’état des infrastructures (géométrie de la voie, position aiguilles, nombre de trains passés, état des caténaires, des circuits de retour de courant, état des installations électriques et de sécurité, etc.) ;
  • L’incidence des conditions météo sur le matériel ;
  • Les processeurs embarqués de traitement de données.

Le but étant de contrôler au mieux l’état intégral du réseau et de réduire les interventions, quand néces­saires, aux seules plages horaires de non-utilisation du réseau.

La digitalisation ne concerne pas que les passagers

Afin d’améliorer l’expérience voyageur et de répondre à la demande croissante de la connectivité dans les trains et dans les gares, les fabricants et les opérateurs sont amenés à déployer des technologies telles que le wifi. La SNCF prévoit ainsi la couverture complète des TER en wifi en 2020 et Ile-de-France Mobilité a pris la décision de remplacer les tickets et les Pass Navigo par des applica­tions mobiles en test fin 2019.

Mais la digitalisation va également toucher l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. Ainsi :

  • Les clients, outre les évolutions précisées ci-dessus, béné­ficieront de systèmes d’affichage et de communication performants, de systèmes de diffusion de données à l’intérieur des trains, de hubs permettant la diffusion de données à grande vitesse. Pour les professionnels, la localisation de leur marchandise se fera en temps réel ;
  • La sécurité sera améliorée grâce à des systèmes de surveillance toujours plus performants embarqués et au sol par caméra vidéo. Le contact avec les autorités se fera en temps réel ;
  • Les pièces en approche d’usure seront automatique­ment commandées aux fournisseurs d’équipements et constructeurs de matériel roulant.

 

Nouvelles lignes, nouvelles solutions

Si les tout premiers tests du système Hyperloop du milliardaire américain Elon Musk nous projettent, de manière très hypothétique encore dans les années 2050, plus près de nous se profilent certains chan­tiers comme la deuxième ligne LGV Londres Birmin­gham en Angleterre puis ensuite les prolongations vers Manchester et les Midlands. La totalité de ce projet est estimée à 63 milliards d’euros.

Les spécifications techniques de la rame (circulation à 360 km/h) nécessiteront de nouvelles phases d’ingénierie dont devraient bénéficier les entreprises européennes rete­nues pour ce projet.
En parallèle, les trains électriques continuent d’être plus économes en énergie : le TGV 2020 en cours de développement vise une réduction de 25% grâce aux moteurs à aimants permanents, à l’allégement des structures et au système de récupé­ration de l’énergie au freinage plus performant.

Les perspectives sont donc nombreuses et attrayantes pour les années futures dans ce secteur et ALTEN est particulièrement bien armé pour répondre aux chal­lenges proposés par ses clients : les métiers seront variés mais nécessiteront le niveau de compétences que possèdent les consultants du Groupe (90% sont des ingénieurs). Le niveau d’engagement requis (centres de services, workpackages…) aura besoin de certifications qualité de manière à répondre aux exi­gences de sécurité nécessaires dans un secteur d’acti­vité où la sûreté de fonctionnement est omniprésente.

 

 

 

Le nouveau numéro de l’ALTEN Mag vous propose d’appréhender les enjeux du secteur ferroviaire ainsi que les domaines d’intervention des consultants ALTEN, investis pour accompagner chaque jour les clients du Groupe dans la construction du monde de demain.

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