Sarah, une cheffe d’orchestre des airs

02/07/2021

Portrait de Sarah, Préparatrice Série ALTEN pour Airbus

Son diplôme d’lngénieure en matériaux en poche, c’est vers le conseil que Sarah s’est tournée pour démarrer sa carrière : avoir de la flexibilité dans son métier, tant en termes de secteur d’activité que de projet, telle est la raison qui a motivé son choix.

Un choix dont elle est aujourd’hui plus que satisfaite : lors de sa première expérience professionnelle, Sarah s’est spécialisée dans la validation matérielle et fonctionnelle de compteurs à gaz pour aujourd’hui travailler sur … des avions !
Préparatrice Série ALTEN pour Airbus, elle occupe désormais un poste stratégique sur la ligne de fabrication d’une pièce clé de l’avion : le caisson central de voilure.

Baptême de l’air

En rejoignant les équipes d’ALTEN, elle a intégré un premier projet chez Airbus en tant que Coordinatrice Technique : « Je contribuais à la production du fuselage de l’avion. Cette structure centrale est constituée de supports qui permettent la mise en place d’équipements (câbles électriques, tuyauteries, matelas de protection.. .) auxquels sont rattachées des fonctions, comme le plancher ».

Forte de sa formation ingénieure, ALTEN lui propose d’évoluer vers un poste de Préparatrice Série pour Airbus sur la ligne de fabrication des caissons centraux de voilure pour l’A320. Ces derniers contiennent le kérosène et permettent le rattachement des ailes au reste du fuselage de l’avion :

« Mon rôle est de gérer la configuration quand de nouvelles modifications de plans doivent être appliquées en production »

je dois être en mesure d’indiquer aux opérateurs sur quel poste tel support doit être monté, avec quel type de visserie… Et ce dans un objectif de réduction des temps de production face aux cadences soutenues, caractéristiques du secteur aéronautique».
Un nouveau projet qui a permis à Sarah de monter en compétences en peu de temps sur un métier qu’elle ne connaissait que de loin : « On me fait confiance, j’ai des responsabilités, j’apporte un support et j’apprends : c’est pour moi le projet positif par excellence », confie-t-elle.

 

La coordination au service de l’apprentissage

En plus de travailler sur une pièce centrale de l’avion, Sarah occupe un poste stratégique :« Je fais le lien entre le bureau d’études et la production. Ce rôle de pivot entre ces deux entités est indispensable parce qu’elles ne parlent pas le même langage.
Mon expertise technique me permet de retranscrire le langage utilisé par le bureau d’études, ponctué de numéros de normes et de plans, pour le rendre intelligible par les opérateurs. Mon métier, c’est finalement aussi d’être interprète ! ». Ou cheffe d’orchestre, puisque Sarah et ses collègues sont garants de la fabrication de pièces essentielles au bon vol de l’avion.

Une coordination qui ne peut se faire sans interaction sur le terrain avec les opérateurs : « Pour garantir l’efficacité des lignes de production, ils ont besoin d’être intégrés dans toutes les boucles de décision. Être en support de leur activité me plaît beaucoup, c’est aussi ce qui rend mon métier intéressant. Les demandes d’accompagnement sont chaque jour différentes et me permettent d’élargir mon panel de compétences », explique Sarah.

 

Être Ingénieur : un métier à ciel ouvert

La curiosité fait la force du profil ingénieur. Dans le cas de Sarah, à cette caractéristique s’ajoutent des domaines de prédilection : la mécanique, les matériaux, la série, la production, le sens du détail sur des pièces qu’il faut manipuler avec minutie … Ces leitmotivs, Sarah peut les retrouver dans nombre de secteurs d’activité : « J’aimerais beaucoup pouvoir travailler un jour dans le domaine de l’horlogerie ! Ça reste de la mécanique, très pointue et fine, produite en série … Alors pourquoi pas ? », lance-t-elle. Travailler dans l’ingénierie, c’est en effet s’ouvrir à d’autres horizons, toujours en bonne intelligence pour trouver l’harmonie parfaite !

 

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