3 questions à Dominique Lecocq autour de l’hydrogène

17/03/2020

Dominique Lecocq est VP Ecosystems & Communications chez Air Liquide Hydrogen Energy World Business Line. Nous l’avons interrogée sur la place actuelle et future de l’hydrogène à l’occasion de la sortie de la revue Eurêka, consacrée au rôle de l’ingénierie dans la stratégie zéro carbone. Zoom sur cette alternative bas carbone, à l’heure où repenser nos solutions énergétiques est devenu impératif pour garantir la bonne santé de tous.

 

Avez-vous l’impression que nous sommes à un tournant et que l’hydrogène trouve enfin sa place dans le débat sur la transition énergétique ?

Oui, en particulier depuis trois ans environ, on voit les choses évoluer, les gens ont compris. Nos clients industriels lourds perçoivent que l’hydrogène fera partie intégrante de l’avenir : en Allemagne, par exemple, Thyssen Krupp va injecter de l’hydrogène pour remplacer en partie le charbon pulvérisé dans le haut fourneau pendant la production d’acier.

 

Quel est l’enjeu majeur pour que l’hydrogène devienne une alternative sérieuse ?

C’est de faire évoluer la production de l’hydrogène pour produire bas carbone. Deux exemples : dans notre future usine du Nevada (États-Unis), une partie du sourcing sera du biométhane ; et dans notre installation de Port-Jérôme en Normandie, on séquestre le CO2 émis lors de la production pour le réutiliser dans d’autres applications.

 

Comment asseoir la place de l’hydrogène dans le mix énergétique ?

Air Liquide est à l’origine de la création du Hydrogen Council à Davos début 2017 qui réunit les CEO d’entreprises mondiales qui croient à l’hydrogène.
Ils étaient 13 au départ, ils sont 60 aujourd’hui. Et parlent d’une seule voix auprès des autorités publiques, notamment.

 

Retrouvez l’article complet extrait du magazine Eureka #7 « Enjeux climatiques » :
Pour une énergie bas carbone : agir sur tous les fronts

Share

Vous aimerez peut-être aussi