SIFER 2019 : les dernières tendances technologiques du secteur ferroviaire

le groupe Alten, leader en Ingénierie et Conseil en Technologies présente ses activités dans le ferroviaire
29/03/2019

Le Salon International de l’Industrie Ferroviaire (SIFER) est le grand rendez-vous du secteur ferroviaire en France. Organisés par les partenaires du salon, les conférences et les tables rondes offrent une vue d’ensemble essentielle sur les dernières tendances du secteur ferroviaire. Top 3 des tendances à retenir de l’édition 2019.

 

Connectivité et traitement des données

L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en Europe incite les acteurs à innover pour optimiser la disponibilité des installations/matériels roulants et le coût de surveillance et de maintenance.
Les nouvelles technologies telles que l’IoT (objet connecté) et le Big Data offrent des possibilités immenses pour parvenir à ces exigences.

SNCF Réseau expérimente actuellement des capteurs connectés sur les moteurs électriques pour l’aiguillage, avec pour objectif de réduire de moitié le nombre d’incidents.
Jusqu’ici, les opérateurs effectuaient des tournées d’inspection tous les 6 mois pour surveiller l’état de ces moteurs. Aujourd’hui, en surveillant la courbe de puissance du moteur à distance, on peut prédire la panne du moteur en comparant les données actuelles avec l’historique des courbes de puissance des moteurs en panne.

Automate connectée exposée par l’équipementier Wago au SIFER 2019

Le groupe ALTEN participe activement au déploiement des objets connectés dans l’industrie ferroviaire. Par exemple, dans un projet de déploiement des dispositifs connectés qui mesurent le serrage des éclisses (pièce en métal qui relie deux rails entre eux), les ingénieurs ALTEN ont accompagné une entreprise de travaux ferroviaires à développer un logiciel assurant l’interface entre l’environnement IT des objets connectés et l’environnement industriel des métiers.

 

BIM : le secteur ferroviaire adopte la continuité numérique

Le projet Grand Paris Express (68 gares et 200 km de lignes, le plus grand projet d’infrastructure d’Europe) impose aux acteurs d’adopter la démarche collaborative du BIM (Building Information Modeling).

Gare de Saint-Maur Créteil – Crédit photo Systra

Avec une maquette numérique 3D stockée sur le Cloud, accessible à tous les acteurs de la chaîne de valeur (maître d’oeuvre, architecte, ingénierie, entreprises de génie civil, exploitants ferroviaires, équipementiers, collectivités locales…), la démarche du BIM permet de standardiser les échanges entre les différents métiers, et offrir une vision unique du projet avant la construction.

 

Prédiction du parcours des voyageurs

Pour adapter finement l’offre de mobilité aux usagers, les exploitants débutent également avec l’utilisation du Big Data pour prédire les flux de voyageurs.
Quels impacts a eu ma dernière évolution de l’offre de mobilité sur les voyageurs ? Quels sont les meilleurs parcours de substitution qu’on peut proposer en cas d’incident ? Dans ce quartier, quelle solution de mobilité (ex: navette autonome, bus, véhicule libre service…) est la plus adaptée ?

Pour répondre à ces questions, il faut comprendre et prédire la motivation de déplacement (domicile-travail, événement sportif…) et la densité du flux de voyageurs associé.
Or, l’approche traditionnelle consiste à prédire le futur avec les éléments du passé. Elle ne peut pas fonctionner dans ce cas car les déplacements ne peuvent pas être prédits avec le comportement du passé.

En revanche, on peut observer le futur qui est en train de se profiler… Par exemple, pour aller voir un match de football au stade de France, les internautes saisissent jusqu’à 7 jours à l’avance une requête sur le site de l’exploitant ferroviaire pour savoir quel itinéraire prendre. Les requêtes d’itinéraires réalisées par les utilisateurs sur internet constituent ainsi une source de données importante pour prédire les futurs déplacements à venir.

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