Le green code : un code mieux conçu, donc moins polluant

17/06/2020

Le green code est l’une des solutions envisageables pour limiter nos émissions de CO2 : un geste pour notre planète… et notre santé ! Dans sa revue Eurêka, consacrée cette année à la place de l’ingénierie dans la stratégie de consommation zéro carbone, ALTEN s’est interrogé sur la possibilité de repenser le numérique afin de l’adapter aux enjeux environnementaux.

 

Comment des lignes de codes informatiques peuvent-elles polluer l’atmosphère ?

Le code est l’écriture utilisée par les développeurs pour élaborer les logiciels. Comme c’est le cas pour les auteurs, l’écriture des développeurs peut être concise, élégante, ou ampoulée, voire boursouflée. On parle alors de bloatwares ou “obésiciels”. Il faut donc savoir que monter un site ou une application peut être plus polluant selon la manière dont on la développe. D’où l’intérêt de mettre l’accent sur l’aide et l’information aux entreprises sur le sujet.
Il s’agit de logiciels occupant une consommation de l’espace trop importante sur le disque dur de l’ordinateur (ou du smartphone dans le cas d’une application) ou sollicitant de façon excessive les ressources de celui-ci pour fonctionner. Pourquoi ? Parce que ces logiciels comportent beaucoup de lignes et de fonctions inutiles. Conséquence : le processeur doit effectuer plus de calculs qu’avec un logiciel plus sobre pour arriver au résultat souhaité, a des besoins de consommation en énergie plus grande, ce qui entraîne davantage d’émissions de CO2.

 

Quelles solutions pour coder de façon plus éco-responsable ?

L’une des solutions pour réduire la consommation des entreprises consiste à développer un code plus sobre et mieux conçu : le “green code”. Parallèlement à cette optimisation du code, on peut aussi tailler dans le “gras numérique”, c’est-à-dire supprimer toutes les fonctionnalités qui ne servent à rien – donc les lignes de codes correspondantes – pour se concentrer sur l’essentiel. Encourager les entreprises du numérique (notamment les développeurs d’application) à une consommation raisonnée passe donc également par le green code.

 

Cette démarche est-elle d’ores et déjà prise en compte dans l’industrie du numérique ?

C’est une idée tout juste émergeante. Et bien qu’il n’y a pas encore de mesures légales à ce sujet, il faut bien reconnaître qu’aujourd’hui, plus que l’empreinte environnementale, ce sont les enjeux économiques qui poussent à l’optimisation du code. En effet, en présence d’un site d’e-commerce qui « rame » parce qu’il sollicite toutes les ressources de son ordinateur ou de sa tablette, le client risque d’abandonner rapidement sa requête et de filer chez les concurrents. Il en est de même pour une application qui fonctionne lentement ! D’où l’importance d’un code bien pensé et bien écrit. Tout le monde en sort gagnant, y compris l’environnement !

 

EN SAVOIR PLUS
> Voir la suite du dossier consacré à la transition numérique avec l’article : Numérique : la sobriété s’impose
> Découvrir la page dédiée au greencode /écodesign

Retrouvez l’intégralité de la 7e édition de la revue ALTEN Eurêka,
consacrée à la place de l’ingénierie dans la stratégie zéro carbone.

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